Le reçu est ressorti de ma poche en trois morceaux mous. Je les ai étalés sur le radiateur, comme si la chaleur allait faire revenir l'encre.
Je me souvenais des sangles de rembourrage et de la boîte d'agrafes. Il y avait aussi quelque chose acheté près de la caisse. Le relevé bancaire donnait le total, sans identifier ce dernier article.
Retrouver les documents existants
J'ai fouillé mes courriels, puis demandé une copie de la facture au fournisseur avec la date et l'opération par carte. La copie séparait les fournitures d'atelier d'un petit achat personnel. Elle était plus précise que mes souvenirs.
L'ARC exige des reçus ou d'autres pièces justificatives pour les dépenses d'entreprise. Un relevé de paiement peut confirmer une opération sans expliquer la nature de l'achat ni son lien avec l'entreprise. Les indications sur les pièces justificatives.
Lorsqu'un fournisseur ne remet pas de reçu, l'ARC indique de consigner son nom et son adresse, la date, le montant et les détails de l'opération dans le journal des dépenses. Cela ne permet pas d'inventer une facture ni de présumer que la déduction sera acceptée. Les registres d'entreprise selon l'ARC.
Garder une trace de ce qui manque
Mon dossier contient maintenant la copie, l'écriture bancaire et une note sur le reçu original. J'ai exclu l'achat personnel. Sans copie disponible, j'aurais conservé mes preuves et signalé le montant incertain avant la déclaration.
J'ai aussi distingué la dépense aux fins de l'impôt du crédit de taxe sur les intrants de TVH, qui impose ses propres exigences documentaires.
Le radiateur n'a rien sauvé. J'ai rangé les morceaux avec la facture et pris l'habitude de photographier les reçus avant d'enlever mon manteau. C'est moins long que de reconstruire mes achats près de la caisse.
Règles vérifiées le 20 octobre 2026. À lire ensuite : combien de temps conserver les documents.



